Nouvelles de la Fiction & de l'Auteur



. Sachez que je ferais tout pour que ses beaux yeux couleur océan se ferment sur un monde noir, pour que son tendre c½ur devienne aussi dur et insensible que le mien .





LE RETOUR :) Ou pas.




S'il vous plaît :: S'inscrire à ma newsletter
Je ne préviendrai plus que comme ça. Simplicité.


Au Plaisir de vous revoir de nouveau =D



________________


J'ai Peur. Peur des commentaires & de la panne d'inspiration. =S

Le Troisième Chapitre est en ligne mais le Quatrième n'est pas écrit & manque d'idées.


Layora*____

________________


Chère connaissance internaute,

Je t'en prie :)


I n s t a n t s - P e r d u s__&.__V e r g l e t e r x S t e r n


# Posté le mercredi 18 février 2009 10:42

Modifié le vendredi 21 août 2009 12:03

. Bienvenue sur cette Fiction, espérons que vous en repartirez. .

_______- Quand es-tu née ?
_______- Le 6 Juin 1666 à 6ho6.
_______- C'est très précis dis-moi. J'espère que le chiffre 6 te porte bonheur au moins, dit l'homme sur un ton léger avant de partir dans un rire tonitruant.
_______- Plus que vous ne le pensez. Et vous, quel âge vous avez ?
_______- 47 ma petite ! Et pis appelle-moi Pascal.
_______- Très bien, Pascal, marmonna l'enfant en détachant bien le prénom.
_______- Et ton prénom à toi ? questionna encore l'homme, remit de ses émotions.
_______- Tania, pour faire court.


_____Elle lui avait répondu sèchement comme si la question était interdite.

_______- Pour faire court ? rigola-t-il. Décidément tu es bien spéciale, et si je voulais faire long ?
_______- Spéciale, oui. Il ne vaut mieux pas savoir, coupa la petite pour ne pas répondre à la question.


_____Le lendemain, en une de journal :
Pascal Murat, la quarantaine, homme tranquille et à première vue sans histoire, vient de mourir dans des circonstances tragiques, retrouvé en bas d'une falaise, pas loin de la plage. Crime passionnel, suicide, accident ou meurtre ? Le détective, Frédéric Vernet, penche plus pour un meurtre.« Deux doigts ont été sectionnés, le cou brisé, et un étrange trace est présente sur sa paume. », déclare-t-il.

La pluie tombe sur la plage avoisinante, mais on peut encore lire nettement une inscription dans le sable
" Satania ".

_______- Oh non , elle est de retour ! s'écria un vieillard avant de partir en courant.




Oui, je suis de retour, plus que jamais.


________________________________


Pour être Prévenu : Quelques commentaires - si possible constructifs - sur le dernier chapitre en ligne.

________& inscrivez-vous à la Newsletter :: S'inscrire à ma newsletter

Genre : Angst &. Darkfic

Statut : En attente

Auteur : Marie-Héloïse - 14 ans - ( 54 )
Perso.__Souvenirs-Fic

Questions : N'hésitez pas, j'y répondrai sans problème.

Prévenus : Abonnés à la Newsletter.

Motivation : Pas vraiment de motivation. Je mets les chapitres quand j'ai le temps.

Moyen : Ne préviens QUE à l'aide de la Newsletter /!\

Photos : Source Deviantart.com + Retouches couleur Sépia & Contour Blanc Progressif [ Photofiltre ]

Pseudo : Je préfère Marie. Mais vous pouvez utiliser Layora, nom d'auteur.

Annuaires : Si vous me notez - ce que j'espère - j'aimerai que ce soit une note juste, vraiment celle que je mérite. N'hésitez pas à me soumettre vos annuaires ou ceux qui vous plaisent !


Bonne Lecture.

________________________________


Annuaires, notez-moi :: [ 0verd0Zze--x3 ] - [ jadefiction ] - [ A-Fictions ] - [ Fic--Annuaire--Th ] - [ Annu-Fic- Entougenre ] - [ Annuaire-Fic-Melo ] - [ x-Fic-For-Dream-x ] - [ Vorzimmer ]
Atchic_Lien directement sur l'article ou sur la page de mon article.





J e_p e u x_s o u r i r e ,_m a i s_c ' e s t_t r è s_e x t é r i e u r.
M o n_r i r e_m o q u e u r ,_u n_r i e n_l e_d é s a r m e.
S i_v o u s_s o n d i e z_m o n_c ½ u r_t o u t_b a i g n é_d e_l a r m e s,
V o u s_v e r s e r i e z_a v e c_m o i_u n_p l e u r.


___________________- Batman -


L e_t e m p s_e m p o r t e_t o u t ,_q u ' o n_l e_v e u i l l e_o u_n o n.
L e_t e m p s_e m p o r t e_t o u t ,_l e_t e m p s_e f f a c e_t o u t
E t_t o u t_c e_q u i_r e s t e_à_l a_f i n_c e_s o n t_l e s_T é n è b r e s.
P a r f o i s ,_a u_c o u r s_d e s_T é n è b r e s_o n_r e t r o u v e_d ' a u t r e s_p e r s o n n e s.
E t_p a r f o i s_a u_c ½ u r_d e s_T é n è b r e s_o n_l e s_p e r d_à_n o u v e a u . . .


___________________- Stephen King -






- Déjà il faut que vous sachiez que je n'aime pas être pressée pour mettre des chapitres. J'aime prendre mon temps à les fignioler et à les écrire quand j'en ai envie. Ensuite je ne sais pas quand arrivera le premier chapitre, l'attente peut varier, selon mon envie, mes cours, mes devoirs, mon humeur, ... ; et cela pour tous les chapitres. Donc merci d'être compréhensifs. Mais j'essayerai de faire de mieux possible, c'est promis ! -


. Bienvenue sur cette Fiction, espérons que vous en repartirez. .

# Posté le mardi 17 février 2009 09:47

Modifié le dimanche 13 septembre 2009 09:06

. __Chapitre 1__ . « Mauvaise Graine. Je le suis. » .

___________6 Juin 1666 - Matin__

_____C'était une belle journée qui commençait à Pyjois, petit village isolé situé en Lorraine. Une belle journée oui, comme on en avait pas vu depuis bien longtemps. C'était dimanche et donc jour de marché. Le ciel était cotonneux et l'air lourd. Mais heureusement, la petite brise printanière rafraîchissait les passants.
_____Les commerçants étaient déjà à leur stand à une heure avancée de la matinée. Ils essayaient d'attirer le chaland avec un « Ils sont beaux mes fruits, tous de saisons ! », tandis que le boucher renchérissait que "ses bêtes" avaient été tuées le matin même. Des petits groupes de discussions se formaient ça et là : les réflexions allaient bon train.
_____Malgré tout, une frêle jeune femme s'avançait, faisant ses courses habituelles sans se soucier des commérages. Les commerçants la connaissaient apparemment et son panier fût vite rempli. Elle les remercia puis partit d'où elle était venue, se faufilant entre les personnes pour disparaître au coin de la rue. Ses petits pas féminins et plein de souplesse la conduisirent vers une porte cochère quelques rues plus loin.
_____Elle entra dans une grande demeure de bourgeois sûrement. Une fois à l'intérieur, elle se dévêtit puis alla ranger ses courses dans une cuisine étroite. Elle était très simple. Une simple table. Deux simples chaises. Une horloge comtoise rythmant l'ensemble. Une cuisinière occupait presque toute la longueur du mur latéral. Les étagères étaient poussiéreuses et encombrées de tas d'objets qui semblaient inutiles. Quelques instants plus tard, elle monta à l'étage, un plateau dans les mains : un petit-déjeuner bien rempli et complet ; café, tartines, confiture, ½ufs brouillés pour l'occasion. Elle frappa à une porte et entra sans attendre une réponse positive.

_______- Ah c'est vous, Marie ! Je me demandais où vous étiez passée.
_______- J'étais au marché. J'ai pensé que Madame voudrait se reposer, répondit la jeune femme.
_______- J'ai beau avoir accouché il y a quelques heures, je me porte à merveille. Apportez-moi donc mon plateau, exigea la maîtresse de maison d'un ton neutre.
_______- Bien, Madame.


_____Elle s'avança près du lit, posa le plateau, puis décida d'ouvrir les rideaux. La pièce s'éclaira d'un coup et la Dame ne manqua pas de le faire signaler par un grognement mécontent.

_______- Excusez-moi Madame, bredouilla Marie, je ne pensais pas à mal.
_______- Non mais ce n'est pas grave, allez du balai ! Laissez-moi ! Et allez vous occuper des enfants je vous prie.
_______- Comme Madame veut, finit la jeune femme en quittant silencieusement la chambre.


_____Marie rejoint bien vite une pièce voisine et y entra pour découvrit deux bébés, chacun dans son berceau. C'était les enfants dont Madame avait accouché ce matin même. Des jumeaux. Enfin si on veut. Il y avait un garçon et une fille. Un petit blondinet, tandis que sa s½ur arborait des cheveux auburn. Seuls leurs yeux étaient similaires d'un brun-vert plein de mystère. La petite préoccupait particulièrement la gouvernante. Elle était ... différente, mais sa génitrice ne voulait pas en entendre parler et la trouvait tout à fait normale. Ses sautes d'humeur ou son intarissable envie de rester éveillée ne la choquaient pas.
_____Elle regarda donc la petite fille en premier. Puis, ses yeux grandirent et elle courut affolée vers la chambre de Madame, toujours avec l'enfant dans les bras. La porte s'ouvrit en grand.

_______- Madame ! Madame ! La petite ne respire plus ! s'affola Marie.
_______- Sottises ! Que dites-vous ma chère ? Vous ne vous en êtes point occupée ?
_______- Si Madame, ce matin même, plaida la gouvernante, mais elle respirait encore.
_______- Tout cela est bien bizarre. Mais appelez quand même un médecin pour vérifier tout ça, si cela peut vous rassurer après tout.
_______- Ah, cette bonne femme ! s'énerva Marie une fois sortie. Elle est ... incorrigible !


_____Elle émit un soupir d'énervement. Avant de s'inquiéter pour la petite, peut-être morte encore dans ses bras. Elle caressa ses doux cheveux soyeux. Ne laissant pas la tristesse la submerger, Marie appela le médecin qui vint dans l'heure.
_____Il rechaussa ses petites lunettes rondes avant d'ausculter l'enfant. Cherchant désespérant le pouls ou un signe de vie, il n'avait ni l'un ni l'autre. Alors rangeant son matériel, cherchant ses paroles pour dire aux deux femmes qui se rongeaient les ongles en attendant le verdict.

_______- Je suis désolée mesdames, mais elle est bien partie le rejoindre, sanglota le médecin en levant les yeux vers le ciel. Paix à son âme et encore désolé. Je ne peux plus rien faire.
_______- Merci docteur, je vais vous raccompagner, proposa gentiment Marie.


_____On s'occupa du petit frère qui lui se portait à merveille. Madame fit vite son deuil, disant qu'il lui en restait toujours un. Est-elle touchée au fond ? Sûrement pas le moins du monde. Marie, elle, était plus que peinée, pleurant tout ce qu'elle pouvait les soirs, pour ne pas que Madame la voit. Elle aurait sûrement trouvé son comportement stupide, mais qu'importe. Le jeune femme était sensible, sûrement trop, mais elle le savait.

___________1o Juin 1666__

_____L'enterrement de la petite se fit la semaine qui suivit. Sans cérémonie. Elle serait enterrée dans le petit village isolé qui l'avait vu naître quelques jours plus tôt. Madame, insensible à la chose, avait déboursé le moins possible pour un cercueil de premier prix. Avare ? Peu impressionnable, dut se convaincre Marie. Et l'enfant sombra petit à petit dans sa sépulture. Puis, la terre s'amassa par pelletée. La jeune femme sanglotait. Pourquoi cet enfant aussi charmante ? Elle ne méritait pas ça. Tout ces sentiments de tristesse la submergèrent d'un coup.

_______- Allons Marie, un peu de tenue je vous prie !
_______- Oui Madame, s'exécuta-t-elle, essuyant ses larmes avec le pli de sa robe. Mais c'était quand même votre enfant, votre sang !
_______- Mauvaise graine, se borna-t-elle à répondre.


_____La jeune femme était perplexe, pourquoi Madame disait-elle ça ? Y avait-il quelque chose de sous-entendu ? Non, impossible : la petite était si gentille. Rien que d'y penser les larmes lui montèrent, elle les retint, se mordant les lèvres. Non, sois forte. Ne pleure pas, pas devant elle.


___________11 Juin 1666 - Matin__

_____Marie était plus au moins remise de ses émotions, encore sous le choc, chancelante. Elle se leva de bonne heure, s'habilla, puis prépara le petit-déjeuner de Madame. Il était 8hoo quand elle lui monta enfin, Madame la salua et se borna à un « Belle journée ? », suivi par une réponse affirmative de la gouvernante : les rayons filtraient déjà par les fenêtres.
_____La jeune femme continua sa matinée tranquillement attendant l'arrivée du "facteur". Quand il vint enfin, il lui remit une lettre. Simple, blanche hormis l'adresse : Commune. Marie rentra et l'ouvrit. Un cri strident retentit.
_____Madame entendit et descendit les marches quatre à quatre.

_______- Marie ? Marie, que se passe-t-il ? s'inquiéta-t-elle.

_____Et elle trouva la gouvernante étendue de tout son long dans la cuisine, la lettre à la main : Malaise. Elle ouvrit la missive, mit sa main sur la bouche afin de ne pas échapper un bruit angoissé. Sa gorge était nouée. Il était écrit :

« Mauvaise Graine. Je le suis. Seulement vous ne valez pas mieux que moi. »







_______ Note :: Coucou ! Alors je voudrais déjà remercier les 27 Fans. ♥ & Les 132 Lecteurs potentiels. ♥ Ensuite, j'espère que je ne vous déçois pas trop avec ce chapitre. " L'angoisse " s'installe gentiment. Pour pas avoir un choc xD Voilà. Ne dis rien pour pas casser le suspense. Des Questions ? Quelques commentaires pour être prévenu. Des constructifs si possible. Merci. Bisous.

_______ Annuaires :: 0verd0Zze--x3 - jadefiction - A-Fictions - Fic--Annuaire--Th - Annu-Fic- Entougenre - Annuaire-Fic-Melo - x-Fic-For-Dream-x
Lien directement sur l'article ou sur la page de mon article.


Layora*____


. __Chapitre 1__ . « Mauvaise Graine. Je le suis. » .

# Posté le mardi 17 février 2009 12:23

Modifié le lundi 13 juillet 2009 10:01

. __Chapitre 2__ . « Ne cherchez pas un autre coupable. C'est moi. » .Chapitre en Ligne :: o8.o4

_______- Marie ! Ouh ouh Marie ! Vous m'entendez ?

_____Madame s'acharnait à essayer de réveiller la gouvernante. En vain. La lettre, cette lettre, l'avait vraiment choquée, la première fois dans sa si petite existence. Elle décida alors, d'attendre qu'elle se réveille d'elle-même. Madame était anxieuse. Etait-ce vraiment Elle ? Sa progéniture ? Elle ne l'espérait pas au plus profond d'elle-même.


___________11 Juin 1666 - Après-Midi__

_____Ce n'est qu'en début d'après-midi, que Marie émergea enfin, la bouche pâteuse. Ses pas encore pas très assurés. Mais, elle vacilla jusqu'à la chambre de Madame, ses yeux verts s'habituant peu à peu à la lumière chaleureuse de cette deuxième partie de journée. Les paupières ayant du mal à s'ouvrir, elle se força pour ne pas heurter un objet. Elle devait lui parler, de cette histoire, de ce qui la tracassait.

_______- Madame, qu'en pensez-vous ? la questionna-t-elle,
_______- Eh bien, disons que ceci est plus que troublant. Bien plus. Mais peut-être n'est-ce qu'une supercherie qui sait.
_______- Non, moi je ne crois pas Madame. C'est exactement vos mots ! Il n'y avait personne d'autre au cimetière, que nous. Et elle, avait rajouté Marie après un moment d'hésitation.
_______- Marie voyons ! Tout cela devient plus qu'absurde ! Comment voulez-vous qu'elle puisse l'avoir fait ? Par l'opération du Saint-Esprit ? se força-t-elle à rire.
_______- Disons que je l'ai toujours trouvée différente. Vous ne le trouviez pas mais moi si. Elle n'était pas normale, et voilà où nous en sommes à se torturer vainement l'esprit !
_______- Mais elle est morte ! Morte !
_______- Je le sais Madame, mais ne croyez-vous pas à l'au-delà ? Une seconde vie ? Le Paradis ? L'Enfer ...


_____Sa phrase s'était terminée en un murmure à peine audible, n'étant pas très sûre de ses dires. Après tout, elle affirmait une chose jamais prouvée et que chacun croyait ou non en son âme et conscience.

_______- Si, enfin pas pour cette histoire mais ..., bredouilla Madame.
_______- Je vous dis qu'elle nous parle. Elle veut nous communiquer quelque chose de très profond et ... d'indescriptible, justifia la jeune femme.
_______- Vous avez peut-être raison mais je ne céderai pas à ces idioties !


_____Et elle partit, mais Marie savait qu'elle avait raison quoi que Madame dise, quoi qu'elle pense. Elle décida pour se changer les idées de s'occuper du petite frère. Il était tellement beau, la beauté incarnée. Marie l'aimait comme son propre fils. Et elle le berça, le cajola, lui chantonnant quelques berceuses douces et mélodieuses. Elle chavirait d'un pied sur l'autre, le soleil jouant sur ses cheveux clairs et ondulés.

_______- Tu sais toi ce qu'elle avait de spécial ta soeur ? lui susurra-t-elle au creux de l'oreille entre deux chansons.

_____Comme si les bébés pouvaient parler ! Marie était stupide et elle le savait. Mais ça la rassurait que quelqu'un la croit, ou du moins de nie pas ce qu'elle dit. Pour tout réponse, le bébé émit un petit cri joyeux et joueur.

_______- Non, bien sûr, tu ne sais pas, tu ne pouvais pas savoir. Tu l'aimais c'était ta soeur, ta jumelle. Toi tu es tellement beau et ... parfait, et elle était si différente, monologuait-elle. Ne t'en fais pas, rien ne t'arrivera. Dors mon bébé.

_____Et elle le reposa délicatement dans son berceau douillet. La gouvernante eu une illumination, pour éclaircir tout ça. Elle irait. Cet après-midi. Mais Madame n'en saurait rien.

_____Cet endroit était tellement sinistre, mais d'une beauté à vous glacer le sang. La porte noire en fer forgée paraissait si imposante mais s'accordait parfaitement avec les grands murs en pierre délimitant l'emplacement. Le lierre grimpait insidieusement et s'agrippait sauvagement à la pierre rugueuse. La végétation semblait comme seule maîtresse des lieux ; avec son herbe qui gardait toute l'année un vert tellement clair qu'il en était presque irréel. Les sentiers avait été recouverts de graviers produisant ce bruit si agréable du caillou crissant sous la chaussure. Portant des noms gais et chantant comme "avenue de la Jacinthe" ou "chemin des Églantiers", les allées étaient étroites, s'insinuant silencieusement entre les tombes parsemées de fleurs colorées. Oui, le cimetière demeurait un lieu magique, silencieux ... et glacial.

_____Mais Marie trouva la seule présence humaine qu'elle était venue chercher. Humaine et vivante surtout ! Elle s'avança vers lui, assez timide. Par où commencer ? Et d'ailleurs que venait-elle lui demander précisément ? Enfin, sans être prise pour une folle ou qu'il parte en courant.

_______- Bonjour monsieur, excusez-moi de vous déranger mais ...
_______- Oh vous savez ma p'tite dame y a pas de mal, les morts ont tout leur temps ! s'esclaffa-t-il, apparemment fier de sa blague.
_______- Oui c'est sûr, répondit Marie d'un ton rieur esquissant un sourire. Je ne sais pas si vous vous souvenez de moi, j'étais venue hier à un enterrement.
_______- Si bien sûr que j'me souviens de vous ! Vous êtes venue avec Madame non ? Oui, je vois. Pour la petite, triste histoire. Toutes mes condoléances.
_______- Merci, reprit-elle simplement. Je voulais savoir hier, pendant l'enterrement, à part vous, y avait-il quelqu'un d'autre ?
_______- A part les morts et moi personne ! rit-il une seconde fois. Pourquoi quelqu'un vous ... importune ? Ou avez-vous peur d'une rumeur quelconque ?
_______- Eh bien si on veut. J'ai reçu une lettre ... disons troublante.
_______- Ah ? Vraiment ? En tout cas, les morts ne parlent plus et n'écrivent toujours pas ! gloussa le gardien pour la troisième et dernière fois.
_______- Oui vous avez raison, c'est idiot. Merci et au revoir, le salua la jeune femme.


_____Marie sourit : pas farouche le vieillard. En tout cas, l'avantage avec ce genre de personne, ils ne veulent pas tout savoir, le moindre petit détail. Et elle rentra chez elle, exténuée. Finalement, elle n'en savait pas plus qu'avant, même si le gardien avait été sympathique. En tout cas, il n'y avait eu personne d'autre pendant l'enterrement, c'était absolument certain. Mais alors qui ? Avec les mêmes mots ! Cette question hanta la jeune femme pendant toute la soirée. Et elle sombra dans une nuit agitée, la même question la suivait dans ses rêves. Ses cauchemars.
_____Une silhouette sombre s'avançait. La voyant de dos, elle se faufilait entre les tombes du cimetière. Elle était vêtue d'une cape à capuchon noire, le vent s'engouffrait dedans donnant l'impression qu'elle ne touchait pas terre. Puis, elle s'arrêta devant une tombe, celle de la petite. Le trou était vide, le cercueil inexistant. Se découvrant, ses longs cheveux de feu voguèrent au vent, ses yeux étaient noirs et tueurs. Et elle éclata d'un rire cynique encore, encore.
_____Résonant dans ce lieu ténébreux pour continuer dans la tête de Marie. Traumatisée. Elle était en sueur, les cheveux en bataille collés contre ses joues, le souffle court, emmêlée dans ses draps. Puis, elle referma ses yeux exprimant une crainte infinie. Non, pas le même rêve, pas Elle, non, non, je vous en supplie. Et la jeune femme se retournait sans fin dans son lit. Ses pensées se recoupèrent, se séparèrent pour s'entremêler et s'embrouiller. Sa tête complètement perturbée, elle émettant des gémissements d'angoisse s'étouffant petit à petit dans l'oreiller. Oui, la nuit allait être très longue.


___________12 Juin 1666 - Matin__

_____Le lendemain, elle reprit son petit rituel matinal. Elle se disait que finalement cette histoire était stupide. Elle s'était emballée trop tôt. Une simple coïncidence voilà tout. Marie essayait de se convaincre elle-même comme elle pouvait. Mais la jeune femme y arrivait quand même jusqu'à l'arrivée du facteur. Une nouvelle lettre. Une seconde. Toute aussi troublante que la première.


« Ne cherchez pas un autre coupable. C'est moi. Seulement je ne vous écris pas de l'au-delà, mais de beaucoup plus bas. »







_______ Note :: Salut ! =)
Eh bien pas grand chose à dire sur ce chapitre ^^". Deuxième chapitre dans la continuité du premier, je pense.
J'attends toujours des commentaires constructifs : longs ou courts. Merci à ceux qui m'en ont laissé sur le premier chapitre & merci de me lire bien sûr. Bien sûr vous l'avez compris l'histoire se passe dans le passé, juste après la naissance de la petite. Le prologue n'a donc pas de rapport avec le texte, pour l'instant. S'il y a des mots ou des éléments qui ne sont pas clairs, je suis là. J'ai changé aussi les photos, car les miennes ne me satisfaisaient pas ... Donc j'espère que celles-ci vous plaisent aussi. Aussi, si je mets un chapitre à chaque période de vacances ça va ? =S Et aux grandes vacances je changerai bien sûr ; ) Dites-le moi merci. Je ne me rends pas vraiment compte._______Des Bisous.


_______ Nouveau Système :: Ajoutez 666-Fiction@free.fr à vos contacts.
Et je vous préviendrai par message.
Si quelqu'un n'a pas d'adresse, je pourrai le prévenir par blog mais dites-le moi.

_______ Motivation :: 3oo Commentaires. Minimum bien sûr.

_______ Annuaires :: 0verd0Zze--x3 - jadefiction - A-Fictions - Fic--Annuaire--Th - Annu-Fic- Entougenre - Annuaire-Fic-Melo - x-Fic-For-Dream-x
Lien directement sur l'article ou sur la page de mon article.


Layora*____




Marie a validé les Commentaires sans les lire, sans regarder s'il y avait des questions, ni qui était venu. Une grande Flemme. Un laisser-aller très agréable. Un Adieu paisible ..?


. __Chapitre 2__ . « Ne cherchez pas un autre coupable. C'est moi. » .Chapitre en Ligne :: o8.o4

# Posté le mardi 17 février 2009 15:27

Modifié le lundi 13 juillet 2009 10:01

. __Chapitre 3__ . « Satania sera mon prénom, que le Mal soit mon allié. » .Chapitre en Ligne :: 29.o7

_______- Mais d'où alors Madame ? la questionna-t-elle.

_____Traumatisée par son cauchemar de cette nuit et encore plus par cette lettre, Marie ne vivait décidément plus. Elle lui rongeait son existence, faisant de sa vie une sombre histoire. Mais elle se disait qu'elle n'était pas seule ? Mais de quelle aide Madame était-elle ? D'aucune sûrement. Ses gestes peu assurés, son apparence frêle, son esprit étriqué, toutes ces choses qui constituent un être faible. Vaincu à la moindre attaque de son assaillant. La jeune femme devait se rendre à l'évidence, elles étaient faciles à anéantir. Elle les aurait tout de suite, sans mal. Cette ... chose demeurait invincible, invisible, immortelle. Après tout, elles ne vivaient qu'en étant des Humains Faibles.
_____Mais comment les aurait-Elle ? Par quel moyen imprévisible ? Le moyen serait détourné c'était sûr. Ce sera soit une brève attaque fatale ou un épuisement du à une bataille de longue durée. Que faire ? Chercher une quelque conque aide ou tenir sur ses positions sans allié à ses côtés ? Le choix demeurait ardu et crucial ; il avait besoin d'une réponse que ni Marie ni Madame n'avait pour le moment.
_____Madame était descendue, elle avait parcouru le papier des yeux. Mais à cet instants elle n'était plus là : perdue dans ses pensées, aussi lointaines soient-elles. Mais cet enfant n'avait jamais appris l'écriture ? Elle n'avait que quelques jours tout au plus. Madame se souvenait des paroles de Marie : « Elle n'était pas normale, ...». Mais qu'est-ce que la normalité d'un individu ? Mais malgré tout, elle devait se rendre à l'évidence. Elle ne savait pas comment sa gouvernante était arrivée à cette déduction, ni si ses arguments étaient tangibles ; mais Marie semblait dans le vrai. La véracité de cette affirmation n'avait pas traversé l'esprit de Madame mais maintenant elle l'envahissait entièrement.
_____Et ce n'est qu'après quelques secondes qu'elle répondit d'un « Pardon ? » assez lointain.

_______- D'où peut-elle nous écrire ?
_______- Vous y croyez encore Marie ? Voyons ! s'indigna Madame.

_____Elle voulait donner d'elle une image forte et inflexible. Mais en elle, et pas si profondément que ça, elle doutait. Oui, le doute la submergeait comme le mal consume une âme damnée. Madame pouvait se donner tout le mal du monde pour se créer une image à son goût, elle vivrait toujours en étant un être faible. Humain.

_______- Oui plus que jamais. Elle nous l'a dit : c'est Elle !
_______- Foutaises ! Quelqu'un veut nous le faire croire voilà tout.
_______- En tout cas, moi j'y crois, se borna Marie comme une enfant capricieuse. Mais par contre « Pas de l'au-delà mais de beaucoup plus bas » ... C'est étrange.
_______- C'est bien ce que j'ai dit ça ne veut rien dire. Je suis la voie de la raison dans cette maison.

_____Comment pouvait-elle affirmer cela ? Marie n'était donc qu'une enfant ? Elle ne pouvait l'admettre. Mais, la jeune femme se devait de respecter Madame ; même si tout ce qu'elle pensait à son égard n'étaient que vulgarités et injures. Des mots exécrables qu'elle voulait lui cracher à la figure. Je la déteste, se disait, personne ne peut aimer cette personne égoïste, hautaine et fade.
_____Pour lui faire plaisir, elle reprit son ton timide d'une petite fille qui craint déjà la punition à venir.

_______- Madame, et si elle nous écrivait de sa tombe, tenta-t-elle, hasardeuse.
_______- Mais oui bien sûr. Mais comment est-ce possible ?


_____C'est comme si elle s'était posée la question à elle-même. Le doute avait enfin pris le dessus. C'était même le Mal en personne. Elle se sentait comme habitée par une force étrange qui venait de la traverser au son de ces paroles. La Dame s'appuya contre la table de bois massif. Faible appui. Faible humain. Ses jambes semblaient ne plus pouvoir la porter. Ses membres tremblaient et un frisson lui parcourut le dos jusqu'à la nuque. Apparition des premiers signes précurseurs d'un cri d'angoisse intérieur.

_______- Madame, ça va ? s'inquiéta la jeune femme.
_______- Oui. Très bien, parvint-elle à articuler. Je vais monter me reposer.


_____Se tenant à tous les meubles présents sur son passage, elle arriva à la rampe de l'escalier, s'y agrippant fermement pour monter dans sa chambre au premier étage. Comme si cela suffisait. Elle vous rattrapera vous savez ? Où que vous soyez, elle sera là. Elle reconnaît sa génitrice entre toutes : elle vous aura soyez sans crainte. Oh Madame, votre conscience vous joue des tours n'est-ce pas ? Votre esprit se trouble, la réalité vous rattrape, adieu votre vie que vous vouliez idyllique. Adieu Madame.
_____Elle s'allongea sur son lit en cet endroit qu'elle pensait sûr et personnel. Son corps était secoué de spasmes nerveux, les yeux grands ouverts fixant ce plafond fade, dans cette chambre terne, que son visage blafard avait détaillé maintes fois.
_____Dites-moi ma chère mère, combien de temps encore arriverez-vous à vous fermer à cette réalité ? Vous ne pourrez jamais oublier ceux que vous avez enfanté.


___________12 Juin 1666 - Après-Midi__


_____Cet après-midi là, Marie s'occupait des tâches ménagères. Elle chantonnait pour essayer de se donner du courage en époussetant les étagères et les reliures des livres présents sur la bibliothèque du salon. Elle se tenait sur la pointe des pieds sur une chaise quelque peu bancale, mais de cette façon elle pouvait atteindre le dessus des étagères. Il y avait deux bonnes heures, qu'elle s'occupait de cela quand le bébé se mit à pleurer.
_____Alors retirant son tablier et posant son chiffon, la jeune femme, sans se départir de bonne humeur habituelle, alla le plus vite possible à l'étage pour ne pas réveiller Madame. Les pleurs, les cris et autre nuisances l'insupportaient au plus haut point. Marie chaussa un sourire radieux avant d'entrer dans la pièce où régnaient les pleurs répétés du nourrisson.

_______- Chut mon bébé. Ce n'était qu'un cauchemar, je suis là. Rendors-toi.

_____Et après une berceuse et un moment passé dans les bras de Marie, le bébé s'assoupit de nouveau. Magnifique visage d'ange assoupi. Elle le déposa avec toute la délicatesse possible dans son berceau.
_____Ce bébé la considérait comme sa mère et la gouvernante ne savait pas si elle voulait s'en réjouir ou non. Après tout, elle l'aimait mais ... ce n'était pas le sien. Après tout, sa mère ne s'en préoccupait pas mais ... il méritait un avenir plus doré dans la richesse du milieu de la bourgeoisie.


___________12 Juin 1666 - Soir__


_____Les esprits étaient sûrement plus calmes. Marie s'était occupée de la cuisine après le ménage, piteuses tâches n'est-ce pas ? Mais après tout sa vie se résumait à ça, à ces travaux de bonnes qui lui assuraient le gîte et le couvert avec de surcroit la présence si aimable de sa patronne. La jeune femme essayait de mettre de l'ironie dans ses motivations quotidiennes, quoi que sa bonne humeur ne fût jamais atteinte par les réprimandes de Madame. « Le crapaud n'atteint pas la blanche colombe. »

_______- Madame ! Le souper est prêt ! s'époumona Marie depuis sa fidèle cuisine.
_______- J'arrive, j'arrive.


_____Les petits pas lestes de Madame descendirent le grand escalier principal. Elle semblait en meilleure forme, est-ce que ça allait durer ? Rien n'était moins sûr, la Dame était tellement changeante.

_______- Mmh, ce fumet m'a l'air tout bonnement délicieux, soupira-t-elle d'aise. Qu'allons-nous manger ce soir ?
_______- Du coq au vin. Je me suis dit que cela vous plairait. Mais après vous êtes reposée, allez-vous mieux Madame ?
_______- Mieux, oui, se contenta de répondre la Dame avant que les deux femmes s'assoient.


_____Leurs dialogues se résumaient à ça, brefs mais assez courtois, respectant chacune leur propre rôle.

_______- Ma question est peut-être indiscrète et inopportune, mais j'y ai pensé en retrouvant les gourmettes destinées à vos futurs enfants en faisant le ménage. Quels prénoms auraient du leur être destinés ?
_______- Théo et Tania, répondit-elle tranquillement en posant ses couverts. Mais peut-être est-ce encore une erreur de ma part.
_______- Oh quels beaux prénoms ! s'enjoua Marie. Et non pas une erreur, un privilège.
_______- Oui très beaux.
_______- Ca aurait été leur défunt père qui aurait été content .. Vous devriez songer à vous remarier qui sait ? conseilla Marie sans aucune gênes.
_______- Là, tu es offensante ! la réprima Madame.
_______- Excusez-moi, je n'étais décidément pas à ma place.


_____La jeune femme avait été emportée dans son récit et elle s'en voulait, Madame était si susceptible. Les prénoms choisis leur auraient sis à merveille. Théo et Tania. Tania et Théo. Tout aurait été parfait si la petite ne les hantait pas, si elle ne voulait pas leur mort. Il y avait aussi le garçon qui était d'une beauté fatale à faire pâlir n'importe qui. Il était parfait et elle semblait diabolique.


___________13 Juin 1666 - Matin__


_____La gouvernante se leva plus tard que d'habitude, guillerette. Le soleil entrait dans sa chambre et débordait même dans son esprit. Elle se voulait coquette aujourd'hui. Le temps ensoleillé influençait-il aussi son humeur ? Maintenant, elle était aussi changeante que Madame, elle l'avait contaminée de son attitude lunatique. Les sentiments humains sont trop changeants et ce sont eux qui les font devenir faibles. Faible Humain.
_____Autre chose allait aussi changer sa fantaisie passagère. Elle le découvrit bien assez tôt en descendant, la lettre journalière l'attendait déjà. Ce jour-là ce fut Madame qui l'ouvrit et elle le supporta encore moins bien, car Elle avait sut que cette fois-ci se serait sa propre mère qui allait l'ouvrir. Oui sa mère fade, sa mère changeante, sa mère qu'Elle hantait. Sa Faible génitrice.


« Vous, ma mère. Vous vouliez m'appeler Tania. Je respecte votre choix. Satania sera mon prénom, que le Mal soit mon allié. Mais surtout que tout le monde me craigne, moi, Satania. »


Désolée, je n'ai prévenu personne. /!\


. __Chapitre 3__ . « Satania sera mon prénom, que le Mal soit mon allié. » .Chapitre en Ligne :: 29.o7

# Posté le mercredi 18 février 2009 08:40

Modifié le vendredi 21 août 2009 12:08